JOURNAL INTER-SECTIONS N°7

NON A LA LOI TRAVAIL : Manifestation jeudi à 17h place Caffe

 

Sans l’avouer ouvertement, le projet de loi

met fin de fait aux trente-cinq heures. Des régressions, en voici quelques autres :

  • On travaillerait plus pour gagner moins, jusqu’à douze heures par jour par simple « accord ».
  • Les licenciements seraient facilités. Les risques encourus par les patrons pour licenciement abusif seraient réduits.
  • Les femmes seraient particulièrement pénalisées, notamment à travers la déréglementation des temps partiels.
  • Les patrons auraient toute liberté pour décider quand commence la semaine et contourner la majoration du dimanche.
  • La médecine du travail, les prud’hommes, les institutions représentatives du personnel seraient laminés.
  • Contrairement à un principe fondateur de notre droit social destiné à protéger les salariés, des accords d’entreprises  pourraient contenir des dispositions plus défavorables aux travailleurs que ce que prévoit la loi

Une vingtaine de députés de gauche a proposé une autre proposition intitulée « Protéger et équilibrer le temps de travail», elle se situe dans un tout autre raisonnement à la fois économique et humain  que  le  projet  de  loi   El   Khomri. Consultez-la sur le site  de l’assemblée nationale ! Vous pouvez aussi demander des précisions ou vous renseigner pour un covoiturage jeudi.

 

A Eolane à Epierre,

les commandes étaient là, les salariés aussi. L’entreprise a bénéficié comme les autres  des allègements de charges pour les bas salaires, du crédit impôt recherche ou du  « crédit impôt compétitivité emploi ». Aucune grève intempestive, aucun avantage social, mais l’usine va fermer. Un cabinet l’a proposé aux actionnaires, pour qu’ils gagnent plus d’argent. Ce sont les patrons qui ferment les usines, pas les syndicats !

Les salariés ont cherché à obtenir le soutien des élus. Ils n’ont eu droit qu’à un sermon de MM.Bouvier,  Maire  d’Epierre et Reffet, adjoint et vice-­président de la communauté de communes.

« Ni banderole ni communiqué » exige ce dernier, parce que « ça ne servirait qu’à dissuader un repreneur ». D’ailleurs « ce sont les syndicats qui font fermer les entreprises ». Vous avez de la chance leur a-­t-­il dit : vous n’avez aucun avantage social : c’est plus facile pour trouver un repreneur !

Des salariés dociles et craintifs,  qui coûtent le moins  cher  possible,  le chantage à l’emploi : c’est ce que voudrait le MEDEF et les élus à sa solde. Le cœur du projet du gouvernement, c’est la possibilité laissée aux entreprises de déroger à la Loi après négociation avec leurs salariés.

Pas besoin d’être devin pour deviner quelle y sera l’issue d’une négociation pour travailler plus ou gagner moins !

 

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Inter sections n°7

 

 

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